L’exilé

4,99

Le journal intime d’un citoyen grec révèle une discrimination raciale pendant la deuxième guerre mondiale

Durée: 37’, Ratio: 4/3, 16/9, Versions: Anglais, Français, Grec
Dirigé par: Kalliopi Legaki Ecrit par: Irini Sarioglou
Production: Hellenic History Foundation
Distribution Internationale: ICTV

UGS : ND Catégories : , ,

Description

Cet article est également disponible en : English

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Turquie est restée neutre jusqu’en février 1945. En novembre 1942, le gouvernement turc a imposé à ses citoyens un impôt sur la fortune, connu sous le nom de «Varlik Vergisi». Officiellement, cet impôt été conçue pour remplir les caisses de l’Etat en cas d’invasion du pays par l’Allemagne nazie ou l’Union soviétique. Il était censé être payé par tous les citoyens turcs, mais dans les fait, la façon dont la taxe a été appliquée a révélé sa véritable signification: réduire l’influence des non-musulmans (Chrétiens arméniens, Juifs…) sur le commerce, la finance et les industries du pays.

Concrètement, la taxe était imposée aux propriétés foncières, aux propriétaires d’immeubles, aux courtiers immobiliers, et aux entreprises industrielles de tous les citoyens, mais la population non musulmane était taxée à des taux plus élevés qui ne pouvaient être contestés devant les tribunaux. Il était payable 15 jours après sa fixation. Tous les non-musulmans qui ne pouvaient pas payer cette taxe excessive furent exilés à l’intérieur de la Turquie (Erzurum) où ils furent forcés de travailler dans des bataillons de travail. Les musulmans qui ne pouvaient pas payer ont reçu des peines plus légères. Les estimations mentionnent le chiffre de 5000 citoyens exilés, tous non-musulmans.

Grâce à la critique internationale incessante, la loi n’a pas durée longtemps. Sous la pression du Royaume-Uni et des États-Unis, elle a été abrogé 18 mois plus tard, le 15 mars 1944, mais à ce moment-là, beaucoup de mal avait été fait. Ce documentaire se penche sur le cas d’un de ces exilés, le citoyen grec Konstandinos Kiourktsoglou, et révèle pour la première fois, à l’aide de son journal, les circonstances réelles de ce malheureux chapitre de l’histoire contemporaine.