Les 9 vies de Monsieur Lee

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Les 9 vies de Monsieur Lee

7,99

Portrait original et créatif d’un chinois libre, autonome et fier de l’être

Durée : 52’, Ratio : 16/9, Format : HD, Versions Disponibles : chinois, anglais, français
Un film de LEI Gaozhen – Adapté par Michel NOLL – Produit par YANG Zhan & CONG Xiao
Image: LEI Gaozhen – Son: LIANG Baohua – Montage: WU Linke & Mathieu Wilson
Une production: Guangdong Radio & Television et Quartier Latin Media
en Association avec les Productions Latérales
Distribution Internationale : ICTV

UGS : 9LeeQI Catégories : ,

Description

Monsieur Lee, âgé de plus de 93 ans, est originaire du Sud de la Chine. Avec une vie haute en couleur, ce paysan aux origines modestes, autodidacte et libre, a rempli sa vie de plusieurs chapitres aussi intéressants les uns que les autres. Plein de contradictions, à lui tout seul, il serait presque une métaphore originale des soubresauts de l’histoire chinoise de la deuxième moitié du XXe siècle.

Tout a commencé par sa participation à la guerre de Corée (1950-53), quand la Chine va combattre l’Amérique aux côtés de ses alliés nord-coréens et russes. La Chine perdra près d’un million d’hommes, mais M. Lee sera parmi les heureux soldats qui retournent au pays sain et sauf. Il passera les 30 prochains années à la ferme, en paysan obéissant, participant à l’évolution de la Chine populaire sous le règne de Mao Zedong. Dans sa troisième vie, M. Lee quitte la campagne pour la ville, et s’y installe sans domicile fixe. Clochard, il « fait les poubelles » et acquiert une véritable indépendance, lui permettant de commencer à construire sa propre vision du monde. Suite à la rencontre d’une étudiante des Beaux-Arts de Canton, il est engagé comme modèle, et peut se refaire une santé financière. Remarqué par un cinéaste, il est par la suite engagé comme acteur et passera les 4 ans de sa cinquième vie aux USA et en Grande-Bretagne, jouant les rôles de « chinois pauvres », alors qu’au pays, c’est le début du « miracle chinois ». Lors du retour en Chine, il retravaille aux Beaux-Arts, et finira par se mettre en ménage avec une jeune femme de 40 ans sa cadette. La nouvelle Chine, la Chine qui gagne sera le théâtre de la huitième vie de M. Lee : il connaîtra la célébrité alors que son regard sur la Chine « consommatrice » de la classe moyenne montante le hérisse grandement.

Aujourd’hui, avec plus de 93 années derrière lui, il aspire à rentrer au village. C’est un retour aux sources. À son arrivée, les huit enfants de sa vie de paysan lui font comprendre qu’ils n’ont pas apprécié qu’il les ait abandonnés à l’époque. Et surtout, qu’il a posé nu devant de jeunes étudiants. Pour eux, il a transgressé les lois du « savoir-vivre » et ne mérite plus, alors qu’il en est le père, de faire partie de la famille. Dans sa neuvième vie, il doit ainsi une nouvelle fois combattre des préjugés, comme dans toutes les autres. Il signifie à ses enfants et petits-enfants qu’il va s’assumer tout seul, et s’installe à leur insu dans une maison abandonnée. A-t-il le secret espoir qu’ils vont finir par revenir sur leur position ? Quoi qu’il en soit, il a la certitude que sa terre natale, elle, l’accueille les bras ouverts.