La Dernière Danse du Dragon

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La Dernière Danse du Dragon

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La danse traditionnelle de l’île de Donghai survivra-t-elle à la modernité ?

Durée: 59’, Ratio: 16/9, Format: HD, Versions disponibles: chinois, français, anglais, italien Producteur et directeur du montage: MA Zhidan – Écrit et réalisé par: LIU Yang
Cameraman et journaliste: CHEN Huimin – Son: MA Shiting & LU Gui
Producteurs exécutifs: ZHANG Huijian & ZENG Guohuan – Producteurs associés: CHEN Yongguang & YU Detong

UGS : HumaQI Catégories : ,

Description

Sur l’île de Donghai se trouve un petit village appelé Dongshan Xu. Cette communauté est célèbre pour avoir perpétué pendant plus de 400 ans une tradition très particulière : tous les ans, le 15 du 8e mois lunaire, lors de la Fête de la mi-automne, environ 60 personnes se réunissent pour former un énorme « dragon humain » qui atteint presque 25 mètres de long. Les paysans se produisent dans une danse spectaculaire, qui ne peut qu’impressionner les visiteurs. Il n’est pas étonnant que cette danse soit inscrite dans le patrimoine culturel immatériel de la Chine.

Toutefois, les choses sont susceptibles de changer. Au printemps, les habitants se préparent pour les célébrations de cette année, mais on sent que la tradition est en danger. Il y a de moins en moins d’habitants qui participent à la danse : si autrefois ils étaient plus de 60, aujourd’hui ils sont à peine 40. Beaucoup de jeunes villageois sont partis travailler en ville et reviennent très rarement. Mais c’est aussi l’attitude des habitants vis-à-vis de cette tradition qui a changé : avant, faire partie du dragon était un privilège, puisque seuls les meilleurs paysans en avaient le droit. Aujourd’hui, au contraire, les paysans sont en bas de l’échelle sociale et, par conséquent, le dragon a perdu tout son prestige.

Mis à part ces problèmes de fond, il y a d’autres soucis d’ordre pratique : l’ancien membre détenteur de la « boule du dragon », WU Aiping, prendra bientôt sa retraite, mais l’apprenti qui est censé prendre sa place ne semble pas être prêt pour cette tâche. CHEN Er, la « tête du dragon », devra également arrêter bientôt, mais à ce jour on n’a pas encore trouvé son successeur : pour cela, il faudra organiser des auditions… En observant les efforts conjoints des villageois, nous devenons les témoins de leur quotidien et pouvons mieux comprendre ce que ce rituel signifie vraiment pour eux. Nous nous posons inévitablement la question : est-ce que la tradition gagnera et le dragon humain continuera à danser comme il l’a fait pendant 400 ans ou est-ce que les tentations de la modernité l’emporteront ?